Luzy

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Histoire

Sous l'Ancien Régime, Luzy est divisée en deux paroisses : Luzy-Notre-Dame et Luzy-Saint-Pierre10.

En 936, les territoires de Luzy (alors Luzacum) sont donnés à la paroisse Saint-Nazaire d'Autun11. Cependant, peu après l'an mil, Luzy redevient indépendant et appartient à la famille de Semur, dont le plus lointain ancêtre retrouvé étant baron de Luzy est Geoffroy III.

Durant le Bas Moyen Âge, des fortifications sont élevées autour de Luzy. Plusieurs siècles sont donnés pour la construction de ces protections : au xive siècle selon Jacques-François Baudiau en 1854 dans Le Morvand ou essai géographique, topographique et historique sur cette contrée et Amédée Julien (notamment auteur d'une carte représentant Luzy à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècle) dans La Nièvre à travers le passé publié en 1883, ou au xve siècle selon les Luzycois Auguste Tambour et Lucien Gueneau. Amédée Julien évoque des « fossés des six à huit mètres de profondeur, alimentés [à l'est] par les eaux »13 du Grand étang du moulin. Pour Auguste Tambour, cette description est faussée : « Pour amener l'eau de l'étang dans les fossés creusés sous les murs du château, il aurait fallu établir un [...] aqueduc [qui] aurait dû avoir 300 mètres de long, huit mètres de profondeur au niveau de la mairie et au même endroit une largeur de douze à quinze mètres. Si ce canal avait existé, on en trouverait certainement des traces14,15. »

En avril 1252, les seigneurs de Luzy Héloïse et Henri de Brancion accordent dans la Charte octroyée aux bourgeois de Luzy par le seigneur dudit lieu, Henri de Brancion et Héloïse, sa femme, l'abandon de leur condition de serf16,17. La charte interdit aux seigneurs qui n'ont pas payé leurs créanciers dans le temps imparti d'en prendre un nouveau sans avoir remboursé la somme due, et aux agents du seigneur de saisir les animaux des bourgeois. Le cens de la Saint-Martin est abaissé pour les plus pauvres. La justice est réorganisée, les obligations militaires sont réduites et la protection des habitants est améliorée. Il est cependant à noter que cette charte ne concerne pas les Luzycois logés en dehors de la muraille, ainsi que plusieurs impôts17.

Éloïse est la première Dame de Luzy après la fin de la branche des de Semur en 1257. Un des ses successeurs, Jean II ou III de Châteauvillain-Luzy, seigneur dès 1340 et † vers 1361/1367, fils et petit-fils des seigneurs luzycois Jean Ier-Ii et Guyot de Châteauvillain (son arrière-grand-père Jean Ier de Châteauvillain, père de Guyot, avait épousé Jeanne, dame de Semur-en-Brionnais, Luzy, Uchon et Bourbon-Lancy), est fait prisonnier par les Anglais à la bataille de Poitiers (1356). Il met alors en gage sa seigneurie pour 5 000 florins d'or auprès de son beau-frère Guy d'Autun de Dracy-le-Loup, en 1356. Il la rachète trois ans plus tard mais la vend 3 000 florins d'or18 en 1361 à Marguerite, fille de Louis Ier de Poitiers. Le fils de cette dernière, Édouard II de Beaujeu, endetté, vend en 1394 Luzy à Guy de la Trémouille, son oncle, avant de la racheter un an après. Il l'échange en septembre 1397 avec Louis de Sancerre qui l'offre à son beau-frère Guichard Ier Dauphin de Jaligny. À la mort de Guichard en 1415 à Azincourt, le territoire luzycois est vendu à Bonne d'Artois († 1425 ; par ses deux alliances, successivement comtesse de Nevers puis duchesse de Bourgogne). Son fils aîné, Charles de Bourgogne, comte de Nevers, après la seigneurie de sa mère puis celle de Marie de Friencourt (en 1425, Bonne d'Artois avait légué Luzy à sa dame d'atours Marie de Friancourt), décide le 12 février 1442 que les comtes de Nevers seront également ceux de Luzy. Il unit par la même occasion la seigneurie luzycoise avec celle de Sémelay12.


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