Jean Zalonat YEL

From Genea
Zizim le seigneur de Jean Yel
Jean Zalonat YEL
🔱Sosa 500352++
Date de naissance ~ 1438
đŸšŒLieu de naissance Turquie
🏚Principal lieu de vie Turquie, Creuse, Berry
Date de décÚs > 1503 à 65 ans
⚰Lieu de dĂ©cĂšs Épineuil-Le-Fleuriel (18)


Jean Zalonat YEL voit le jour vers J 1438 en Turquie.

Haut dignitaire turc de la suite de Zizim (alias Djem), Jean quittera le Sultan et s'installera Ă  Epineuil le Fleuriel seigneurie d'Orval. Yel, veut dire "Vent", "Air", "Brise" en turc.

Jean est baptisĂ© Ă  Limoges (87085), le J 16 novembre 1488, Ă  l'Ăąge de 50 ans environ. Il se serait converti au catholicisme et reçut alors le prĂ©nom de Jean lors de son baptĂȘme en 1488 par l'Ă©vĂȘque de Limoges, Jean Barton de Montbas

  • BaptĂȘme: il abjura le mahomĂ©tisme et reçu le prĂ©nom de Jean, imposĂ© par l'Ă©vĂȘque Jean BARTON de MONTBAS.
  • Parrain : Antoine de la Chassaignes, marchand de Limoges
  • Marraine : Marguerite Lescure, veuve de Guillaume Dubois.

Vers 1489 naĂźt son fils Mathurin. Jean est ĂągĂ© de 51 ans environ. Jean Z. YEL est dĂ©cĂ©dĂ© aprĂšs 1503, Ă  l'Ăąge de probablement 65 ans au moins. Il a habitĂ© Ă  Épineuil-Le-Fleuriel (18360). Il aura un enfant dont la mĂšre n'est pas connue: Mathurin nĂ© en 1489.

Frise historique

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Charles VII Charles VII Charles VII




Louis XII
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Biographie

Bourganeuf (Creuse)

Yel était dignitaire de la cour de Sultan Djem, prince ottoman Djem (dit Zizim ou Cem en France) et sans doute un de ses cavaliers émérites cités par Lamartine dans l'Histoire de la Turquie pour "leur vigueur dans les exercices équestres".

Le Sultan fut retenu en otage au chùteau de Bourganeuf de 1486 à 1488 sous la garde des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dans la tour Zizim construite à son intention. Il était accompagné d'une nombreuse cour faite de dignitaires turcs fidÚles. Yem était donc l'un d'eux.

TombĂ© sous le charme du Limousin puis du Berry, Yel se convertit au catholicisme recevant le prĂ©nom de Jean lors de son baptĂȘme en 1488 par l'Ă©vĂȘque de Limoges, Jean Barton de Montbas.

Domaine de la Cour à Vesdun prés d'Epineul

Il s’est ensuite installĂ© Ă  Épineuil-le-Fleuriel, en Berry et y a fait souche (Domaine de la Cour Ă  Vesdun). Ce lieu est proche du chĂąteau de Morterolles (voir plus bas) oĂč il a Ă©tĂ© 2 ans retenu avec son Sultan avant d’arriver Ă  Bourganeuf et oĂč il aurait pu rencontrer la mĂšre de Mathurin (nĂ© vers 1489) ce qui l’amena Ă  se convertir (en 1488) et quitter la cour de son Sultan (parti pour le Vatican) pour rester fonder sa famille en Berry.

Il est l'ancĂȘtre Ă  la quinziĂšme gĂ©nĂ©ration de Marcel Pierre Raduget et sans doute Ă  l'origine de la "bonne mine" de la lignĂ©e.

Histoire de Djem, le Sultan de Yem

Zizim Ă©tait le plus jeune frĂšre du sultan Bayezid II (Bajazet). À la mort de Mehmed II, leur pĂšre, Bayezid Ă©tait gouverneur des provinces de Sivas, Tokat et Amasya, alors que Zizim rĂ©gnait sur les provinces de Karaman et Konya.

Le grand vizir Karamani Mehmed Pacha envoya deux messagers aux deux frÚres juste aprÚs la mort du sultan Mehmed II. Mais le messager envoyé à Zizim fut capturé en route par le député d'Anatolie Sinan Pasha Zizim n'apprit la mort de son pÚre que quatre jours aprÚs son frÚre aßné. Pour des raisons incertaines, les janissaires de Constantinople se révoltÚrent le 4 mai 1481 et tuÚrent Karamani Mehmed Pacha. En l'absence de Bayezid, son fils, le prince Korkut, prit le trÎne comme régent.

Le prince Bayezid arriva Ă  Constantinople le 21 mai et y fut dĂ©clarĂ© sultan. Seulement six jours plus tard, Zizim prit le contrĂŽle de la ville d'İnegöl avec une armĂ©e de 4 000 hommes. Bayezid envoya son armĂ©e sous le commandement du vizir Ayas Pasha pour tuer son frĂšre. Le 28 mai, Zizim avait vaincu l'armĂ©e de son frĂšre et se dĂ©clara lui-mĂȘme sultan d'Anatolie et fit de Brousse sa capitale. Il proposa alors Ă  son frĂšre de se partager l'empire avec lui, laissant seulement l'Europe Ă  Bayezid. Bayezid, furieux, rejeta la proposition, dĂ©clara : « entre deux souverains, il ne saurait y avoir d'affinitĂ© Â» et se mit en route vers Brousse. La bataille dĂ©cisive entre les deux frĂšres eut lieu prĂšs de la ville de Yenißehir. Zizim perdit et s'enfuit vers Le Caire.

Au Caire, bien accueilli par les mamelouks, Zizim saisit l'opportunitĂ© de faire le pĂšlerinage de la Mecque (en cela il fut le seul prince ottoman Ă  l'effectuer). Zizim reçut une lettre de son frĂšre lui offrant 1 million d'akçes (la monnaie ottomane) pour sa renonciation au trĂŽne. Zizim rejeta l'offre et lança une campagne en Anatolie l'annĂ©e suivante. Le 27 mai 1482, il assiĂ©gea Konya mais fut rapidement forcĂ© Ă  se retirer vers Angora. Il envisagea alors de tout abandonner et de rentrer au Caire, mais toutes les routes vers l'Égypte Ă©taient sous le contrĂŽle de Bayezid.

Fuite

Il dut se rĂ©fugier Ă  Rhodes, sous le contrĂŽle des Hospitaliers qui virent en lui un prĂ©cieux otage. AprĂšs cela, Zizim fut envoyĂ© en France oĂč il rĂ©sida jusqu'en 1488. Mais l'ordre des Hospitaliers, avait signĂ© un pacte secret avec le sultan Bayezid qui prĂ©voyait que Zizim fĂ»t gardĂ© en captivitĂ© sans que Djem ne s'en rendre vraiment compte. Le Sultan accepta de payer 40 000 akçes annuels en or Ă  l'Ordre pour couvrir les besoins de son frĂšre.

Arrivée en France

En France, Djem, sous la garde des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de JĂ©rusalem il sĂ©journe Ă  Villefranche-sur-Mer, Nice jusqu’en fĂ©vrier 1483 quand, prĂ©textant la crainte de la peste, le commandeur Guy de Blanchefort le conduit en Haute-Savoie : St-Jean de Maurienne, Les Échelles, ChambĂ©ry, Rumilly


PĂ©riode faste pour le prince qui dispose encore d’un semblant de libertĂ© et passe quelques mois en compagnie du jeune duc Jean 1er de Savoie. Entre eux naĂźt une solide amitiĂ©.

Juin 1483 : arrivĂ©e Ă  PoĂ«t-Laval dont Charles Alleman, grand prieur de l’Ordre de Saint-Jean, est commandeur de Provence (Il est Ă©galement propriĂ©taire du chĂąteau de Rochechinard). Djem sĂ©journe peu de temps Ă  PoĂ«t-Laval avant d’ĂȘtre conduit au chĂąteau de Rochechinard (dans le Vercors), appelĂ© « chĂąteau du vertige Â».

Ensuite au chĂąteau de la famille Sassenage (La BĂątie en Royans, commune de Saint Laurent en Royans). Nait alors une idylle avec la jeune Philippine de Sassenage.

SitĂŽt la mort de Louis XI, en novembre 1483, Djem est conduit dans le Limousin. C’est d’abord au Monteil-au-Vicomte, au Sud de GuĂ©ret, Ă  23 Km Ă  l’Est de Bourganeuf. Une seule tour de ce chĂąteau subsiste, partiellement restaurĂ©e il y a peu afin, semble-t-il, d’éviter qu’elle ne s’écroule tout Ă  fait. Pendant ce temps, Ă  Bourganeuf (Creuse), les Hospitaliers Ă©rigent la tour « Zizim Â».

Arrivée dans le Berry

AprĂšs un bref sĂ©jour au chĂąteau de Morterolles (duquel il ne reste aucune trace), de 1484 Ă  1486, le prince rĂ©side dans le propre chĂąteau de Guy de Blanchefort, Ă  Boislamy (aujourd’hui Bois-Lamy, sur la commune de Moutier-Malcard, Ă  64 Km au Nord de Bourganeuf, au-dessous de La ChĂątre). Ces deux annĂ©es d’enfermement, en ce lieu si retirĂ© que le temps semble ĂȘtre arrĂȘtĂ©, ont Ă©tĂ© particuliĂšrement pĂ©nibles pour Djem qui se croyait alors oubliĂ© de Dieu lui-mĂȘme. Place forte comprenant chĂąteau et manoir, Ă  laquelle on accĂšde par un pont-levis et un autre pont de bois fait Ă  piliers, Ă©difiĂ©e sur un tertre quadrangulaire entourĂ© de larges fossĂ©s alimentĂ©s en eau par un Ă©tang avec, dans son enceinte, la grande basse-cour, chapelle, logis, dĂ©pendances


Bourganeuf

DerniĂšre Ă©tape française : Bourganeuf, dans la grande commanderie oĂč la construction de la tour qui porte son nom est terminĂ©e. La tour Zizim puissante de six Ă©tages, aux murs Ă©pais de 2,80 m, percĂ©s de meurtriĂšres et Ă  l'impressionnante charpente. Dans son "Histoire de la Turquie", Alphonse de Lamartine raconte: Un des compagnons de captivitĂ© du sultan, dĂ©crit ainsi cette tour : « Au-dessus des souterrains creusĂ©s dans le roc, Ă©taient les cuisines ; au premier, les logements des gardes ; au deuxiĂšme, les serviteurs ottomans du sultan ; au troisiĂšme et au quatriĂšme, les appartements de Djem ; aux deux derniers Ă©tages, les chevaliers chargĂ©s de veiller sur lui et de le distraire dans sa solitude. Â»

Vatican

Son sĂ©jour sur les terres de Pierre d’Aubusson s’éternise de 1486 jusqu’en novembre 1488 quand arrive, sur l’injonction du jeune roi de France Charles VIII, ce qu’à n’en pas douter il croit ĂȘtre sa dĂ©livrance : son dĂ©part pour la cour Vaticane.

Le sultan Djem-Zizim a Ă©tĂ© louĂ©, encensĂ© par les plus grands auteurs français : Lamartine, Voltaire, Bossuet, Hugo lui-mĂȘme, tous ont chantĂ© sa noblesse, pleurĂ© sa destinĂ©e.

Victor Hugo, La lĂ©gende des siĂšcles : - Zizimi, soudan d’Egypte, commandeur - Des croyants, padischah qui dĂ©passe en grandeur - Le cĂ©sar d’Allemagne et le sultan d’Asie, - MaĂźtre que la splendeur Ă©norme rassasie - Songe : c’est le moment de son festin du soir ; - Toute la table fume ainsi qu’un encensoir ; - Le banquet est dressĂ© dans la plus haute crypte - D’un palais bĂąti par les vieux rois d’Égypte


Sources


Notes et références

Arbre

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Liens

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Fiches Heredis

Fiche Geneanet

Voir aussi

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