Georges Emile DEVELLE
| Georges Emile DEVELLE | |||||
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| Date de naissance | 15 février 1903 | ||||
| Lieu de naissance | Cercy-La-Tour | ||||
| Date de décès | 19 décembre 1955 | ||||
| Lieu de décès | Cercy-La-Tour | ||||
Georges Emile DEVELLE voit le jour le dimanche 15 février 1903 à Cercy-La-Tour (58046). Il est le fils légitime de François France DEVELLE, Entrepreneur en Bâtiment, âgé de 27 ans et de Elise LHOSTE dite La mère Dame, âgée de 18 ans.
Georges sera Entrepreneur en Bâtiment.
Biographie
Enfance
Il figure dans le recensement effectué en 1906 à Cercy-La-Tour (58046) - Nièvre - Bourgogne-Franche-Comté - FRANCE. Sont présents : - Georges Emile DEVELLE (Fils) - Elise LHOSTE (Épouse) - François France DEVELLE (Chef de famille) - Claudine BARBIER (Bru) - Hélène DEVELLE (Fille).
Il figure ensuite dans le recensement effectué en 1911 à Cercy-La-Tour (58046) - - rue d'Aron. Sont présents : - Georges Emile DEVELLE (Fils) - Elise LHOSTE (Épouse) - François France DEVELLE (Époux) - Hélène DEVELLE (Fille).
Etudes
Il n'avait pas fait d'études supérieures. Après l'école Primaire, il était allé au collège, à Decize, à 15 kilomètres. Il ne supporta pas la pension et n'avait qu'une idée reprendre l'entreprise paternelle et la développer.
Rencontre Georges & Geneviève
C'est à son retour à Cercy, vers 17 ans, qu'il fit connaissance avec la famille Gauthier fort différente et qui ne partageait pas la même conception de l'existence. Geneviève, avait de longs cheveux noirs qui lui descendaient à la taille lorsqu'il en fit la connaissance et ce le qui séduisit furent ses cheveux quand elle sautait à la corde. Le lendemain de son la mariage Geneviève se fit couper les cheveux. Georges ne dit rien mais en fut peiné.
Mariage
Il s'unit 11 décembre 1926 à Cercy avec Geneviève Marie Louise GAUTHIER dite Gilette (1905-1990), la fille légitime de Victor Louis Joseph GAUTHIER et de Marie Charlotte THONIARD.
Le couple aura trois enfants :
- Hélène DEVELLE née en 1927. Georges est âgé de 24 ans
- François DEVELLE né en 1929. Georges est âgé de 26 ans
- Annie DEVELLE née en 1936. Georges est âgé de 33 ans
La famille emménagea en 1928 dans la maison de la Canne construite par France Develle.
Le père de Georges, François meurt le 5 juillet 1928 (Accident du travail), Georges est âgé de 25 ans.
Personnalité
Georges était autoritaire, se consacrait exclusivement à son travail, comme tous les autres constructeurs de la famille avant lui. Il était plutôt sévère, mais il aimait sa famille. Georges était très extraverti en représentation, il aimait danser, chanter et était invité partout car son leadership en faisait un homme très apprécié. Il était très pragmatique mais avait moins d'imagination que Geneviève. Homme extrêmement curieux et sachant apprendre des autres. A la fin de sa vie, il était très élégant et cultivé (les Rosette lui avait beaucoup appris) Il cherchait à s'élever dans la hiérarchie sociale par l'apparence tout autant que par l'action. Georges aimait sa femme, il l'admirait. Il l'aimait maladroitement peut-être, sans savoir le montrer, mais il l'aimait. Le dimanche Georges emmenait la famille visiter le Morvan, les grottes souterraines d'Arcy, le lac des Settons avec son déjeuner à la Morvandelle et le bateau. Mais aussi Bibracte, la cité gallo-romaine, Vézelay, les bords de la Cure
Carrière
Grand entrepreneur puis créateur de négoces de Matériaux de Construction, Georges Develle était un notable respecté. 180px|
Il partait très tôt le matin et quand il rentrait épuisé le soir, il fallait que les enfants soient couchés pour ne pas le fatiguer (avant qu'Annie change la donne)
On ne thésaurisait pas chez les Develle (à la différence des Gauthier) et Georges ne se refusait rien. En 1937 eut lieu l'Exposition Universelle qui fut un événement considérable. Georges organisa cet important voyage de Cercy à Paris en voiture. Hôtel Buffaut, près des Grands Boulevards. Grande semaine parisienne très occupée avec l'Exposition dès le premier jour. Une foule bigarrée, cosmopolite, des pavillons extraordinaires, monumentaux, comme ceux de l'Allemagne et de l'URSS. Puis tous les monuments de Paris, l'Arc de Triomphe Montmartre, la Tour Eiffel, Saint Etienne du Mont, les grands magasins, le musée Grévin, le zoo de Vincennes, la patinoire du Palais des glaces sans oublier le très chic restaurant Poccardi, boulevard des Italiens, où la famille dinait chaque soir. Georges faisait vivre la famille comme des nababs tant qu'il y avait de l'argent dans ses caisses, jusqu'aux prochaines difficultés financières qui affectaient son moral.
Entre deux accès de sa maladie, il continuait à travailler à l'expansion de ses affaires avec succès. En 1939, il agrandit la propriété et créa un parc avec des arbres aux essences plutôt rares. Attenant à ce parc, il construisit un beau tennis auquel on accédant par une allée de tilleuls embaumant au printemps. Dans cet endroit enchanté, il aménagea une aire de jeux avec un grand portique doté d'une balançoire, d'une corde lisse et d'une corde à nœuds le tout bordé de grands prés et de champs.
Guerre de 1939 et 1945
En 1939, lorsqu'arriva l'été et Georges décida que Geneviève, qui souffrait de problèmes circulatoires, ferait une cure en Savoie, à la Léchère. C'est là-bas que les bruits de bottes se firent de plus en plus forts et au retour, en Septembre la guerre était déclarée.
Georges, chargé de famille, fut mobilisé à Imphy mais, craignant pour la sécurité de la famille à l'approche des troupes ennemies, il organisa la fuite avant de rejoindre de nouveau sa caserne. Geneviève prit le volant de la grosse Hotchkiss avec, entassés derrière, François, Annie et Helene, ainsi que la grand-mère Develle et la petite Monette, alors en vacances à Cercy. Derrière suivait un des gros camions du CGM, conduit par le fidèle chauffeur Beaurenault et sa famille, assise parmi un amoncellement hétéroclite d'ustensiles et d'objets utilitaires, comme des matelas et de la vaisselle, pour parer aux besoins les plus urgents. Quand Georges vit ensuite comment étaient les routes il se dit, raconta-t-il plus tard "Mon Dieu, je les ai envoyés à la mort".
L'objectif était de rejoindre La Bourboule où une des tantes, l'épouse de l'oncle Jacques possédait un hôtel, point de ralliement familial. Partis le matin de Cercy, le pont de Moulins ne fut passé qu'à la nuit, tant les routes étaient encombrées. Pas plus de cinq kilomètres par heure. L'exode de 1940 est en effet l'un des mouvements de masse parmi les plus importants du XXe siècle. Cette année-là, 8 millions de personnes fuient sur la route pour échapper à l'avancée des troupes allemandes. Pilonnée par l'aviation allemande, la marée de fugitifs se retrouve souvent livrée à elle-même.
Le jour suivant, ce fut le même calvaire, et, pendant la nuit, des avions ont commencé à survoler et à mitrailler le convoi.
Annie et Monette étaient affamées et une paysanne donna un œuf à la coque aux deux fillettes. Arrêt dans une ferme pour passer la nuit dans une grange.
Au troisième jour, épuisés, arrêt dans un village auvergnat, renonçant à poursuivre ce voyage infernal. Refuge dans une grange avec deux pièces convenables et une grande cheminée qui rendit bien service pendant presque un mois C'était heureusement un bel été et la famille vivait souvent dehors et se lavait à l'abreuvoir de la ferme ou au ruisseau dont l'eau était claire. Finalement arrivée à La Bourboule où grand-mère Gauthier était arrivée avec tante Edith. L'armistice était signé et le maréchal Pétain s'installa tout près à Vichy
Celle qui supporta le plus mal l'exode fut la "grand-mère Develle". Il existe une photographie d'elle en de se laver à l'abreuvoir, les cheveux comme une sorcière, entourée de François et Monette.
Au retour, la Canne est occupée par les Allemands. Il s'agissait des troupes d'élite du général Von Paulus et la cohabitation forcée dura quelques mois avant qu'ils ne soient envoyés à Stalingrad.
Après-Guerre
Après-guerre, les affaires reprirent leur cours puis Helene se marie avec Bruno Simonetta que Georges avait rencontré dans un train et qui a la fois séduisait Georges par son côté "aventurier n'ayant peu de rien" et lui imposait une pression psychologique qui le faisait souffrir.
Maladie
En 1936 Georges attrapa les oreillons, maladie redoutable pour un adulte masculin. Un de ses amis en mourut et il en fut très affecté.
Il se releva affaibli, déprimé et, voulant rattraper le temps perdu, se mit à travailler jour et nuit. La dépression prit cependant le dessus et force fut bien d'admettre qu'il fallait s'arrêter. Commencèrent alors les séjours en cure à Divonne près de la frontière suisse.
Geneviève l'accompagnait et laissait les enfants aux bons soins de la grand-mère Develle et la chère Dédée. Pendant presque deux ans, vie d’alternance où revenant de cure, Georges, momentanément guéri, était vigoureux, plein d'entrain et de projets jusqu'à la prochaine rechute.
L'année 1938 vit sa rechute, mais fut soigné plus près, à Chamalières. La famille lui rendait visite et allait se promener avec lui à Royat. Quel chagrin pour les enfants que de rentrer le soir et quel crève-cœur pour lui de voir partir la famille. Il revint ensuite à la maison jusqu'en 39.
Les années virent s’alterner des phases favorables et d'autres où la dépression de Georges prenait le dessus. Cette dépression triomphera finalement un jour d'hiver 1955.
Décès
Georges décède le lundi 19 décembre 1955 (Suicide), à l'âge de 52 ans, à Cercy-La-Tour (58046). Un lundi matin, Georges avait d'abord amené Annie sa fille en pension à Moulins (en passant d'abord le "mur des lamentations" qui était le mur du domaine des Bordes le long de la route Cercy - Moulins puis le "Pont des soupirs" qui était le Pont Régemortes).
Lors du trajet, Georges expliquait à sa fille qu'il n'allait pas bien et qu'il venait d'écrire à François, son fils, pour lui demander de revenir l'aider à Cercy.
A son retour à Cercy, Georges mis fin à ces jours.
Le hasard fit que c'est le Dominique Dupieux père de François Dupieux qui sera un des premiers à faire face au corps de Georges.
Au cours de sa vie, on note les liens suivants : - Autre lien : Dominique Louis Daniel DUPIEUX. - Employé : Jean-Marie CHARTOIRE. - Autre lien : Dominique Louis Daniel DUPIEUX.
Enfance
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Arbre
Liens
Voir aussi
Famille Blanchard
Famille Calin
Famille Cochet
Famille Gauthier
Famille Guenot
Famille Develle
Famille Perruchot
Famille Popet
Famille Thoniard
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