Guy Verglas

From Genea
légende
Guy VERGLAS
Date de naissance 7 juin 1923
Lieu de naissance Lizeray (36) Favrille
Date de décès 19 Décembre 2007
Lieu de décès Bourges(18)

Guy est le fils de Sylvain VERGLAS, Propriétaire Terrien, âgé de 36 ans et de Augustine ARBY, âgée de 37 ans. A sa naissance, il a pour frères et soeurs : Maurice Emile Sylvain (né en 1920), Gilberte Marie Louise (née en 1921).

Guy sera Militaire puis employé à la SNCF.
Il est Titulaire de la Médaille Militaire.

Guy est inscrit au registre des Resistants de France (document GR 16 P) en tant que "déporté et interné résistant (DIR)"

Resistants de France(document GR 16 P) en tant que "déporté et interné résistant (DIR)





Biographie

Enfance

Guy nait au chateau de Favrille à Lizeray le 7 juin 1923. Jusqu'à l'âge de 5 ans, il est "placé" chez ses grands parents Jean François VERGLAS et Marie Anne GIRAUD à Mareil (Prévosté) Il semble en effet que la mère de Guy, Augustine Arby n'ait pas que peu gouté le plaisir d'une troisième naissance en trois ans et que son amour pour Guy en ait trés tôt souffert. Guy a toujours gardé un trés bon souvenir de ses grands-parents qui l'ont donc élevé trés heureux à Mareil. Mais tout change lorsqu'en 1929,sa grand mère Giraud décède d'un cancer des intestins. Guy est alors confié à sa tante Marie-Louise Arby épouse Ledoux à Neuvy-Pailloux, il y restera jusqu'à l'age de 12 ans.

Lorsque que sa mère Augustine ARBY meurt le 6 décembre 1933 (des suites d'un Cancer), Guy est âgé de 10 ans.
Il reste à Neuvy-Pailloux où il fait sa première communion le dimanche 20 mai 1934 à Neuvy-Pailloux (36).

Communion de Guy le 20/05/34


Il obtient en 1935, à 11 ans son Certificat d'études.

Il habite trés peu à Bommiers (36) - au château de Boissoudy avec son pére. En effet le l'ensemble des biens de son père Sylvain VERGLAS sont saisis dans les années 35/36/37.

En 1936, il habite encore à Neuvy-Pailloux (36) - Les Gloux. avec Marie Louise ARBY (Chef de famille), Gilberte LEDOUX (Fille), Hubert PIGELET et René PIGELET Gendre.

Adolescence

Trés rapidement il est alors mis au travail par son père dans la ferme de Corqueux à Châteauneuf-Sur-Cher (18) louée après la saisie des biens de la famille.


À Châteauneuf-sur-Cher, en juin 1942, Guy rencontre deux jeunes soldats démobilisés qui viennent faire les foins à Corqueux et qui décident de partir en Angleterre en passant par l‘Espagne. Il les suit.

Captivité en Espagne

Passage et capture

En juillet 1942, il passe la frontière à Port-Vendres. De 1940 à 1945, 40.000 ont transité comme lui par l'Espagne, 23 à 25.000 s'engagent dans les Forces Françaises Libres et Combattantes en Afrique du Nord et en Angleterre.

En août 1942, Guy est fait prisonnier par les Espagnols et détenu à la prison de Figeras où il reste deux mois (ne sortant qu'une 1 heure par jour).
En octobre 1942 il est transféré à la prison de Gironne où il reste 2 mois.
En novembre 1942, il est transféré à la prison franquiste de Modelo à Barcelone où il va rester 1 mois.

Prison de Modelo


Miranda de Ebro

En décembre 1942 il arrive finalement au camp de Miranda de Ebro.
Créé par Franco pour interner les Républicains Espagnols, avec l'aide des Nazis envoyés par Hitler lors de la guerre d'Espagne, ce camp comprend une trentaine de baraques, avec autant de nationalités. Le contingent le plus important sont les Français et Belges, mais on y rencontre des Anglais, des Américains, des Canadiens, des Polonais et des Juifs de toutes nationalités. De nombreux Français s'y font passer pour des Canadiens français, sous de faux noms.

En 1942, le camp de Miranda comprend environ 5000 personnes. La vie y est très dure, privations, sous-alimentation et conditions de vie déplorables : l'eau est règlementée, la soupe légère est l'unique plat du jour et la dysenterie nommée "Mirandite", le scorbut, les punaises y sont omniprésents. Guy garde des souvenirs trés forts de ce passage à Miranda.

Le 5 janvier 1943, les Polonais déclenchent une grève de la faim. Après 7 jours, le mouvement se solde par... des malades et ses sous-alimentés. Mais le 22 mars, les Polonais sont finalement envoyés en Angleterre, suivis par les Belges.

Le Gouvernement Espagnol prenant un peu de large vis-à-vis des Allemands, c'est le Gouvernement de Vichy qui prend tout seul la délégation de la Croix-Rouge Française à Madrid et se met en contact avec les Alliés qui lui fournissent les moyens d'aider les Français internés dans les camps et prisons.

En février 1943, un premier convoi de Français, comprenant les Sous-officiers et des Officiers, quitte l'Espagne. Les prisonniers sont échangés contre des sacs de blés fournis par les Américains.

À partir de fin avril, 8 convois vont quitter l'Espagne vers Setubal (près de Lisbonne), puis d'autres partiront de Malaga et en 1944, 21 de Gibraltar et Algesiras, en direction de Casablanca, d'où un certain nombre se dirigeront vers l'Angleterre.

Libération

C'est en mai 1943 que Guy est lui aussi échangé contre un sac de blé. Il part pour Malaga.

À Malaga, en juin 1943, il décharge bateaux pour vivre avant de s'embarquer sur le cargo bananier le « gouverneur général Lyautey» pour Oujda au Maroc.

le navire utilisé pour rejoindre le Maroc


La préparation militaire

The 82nd Airborne

À Oujda, en juin 1943, Guy incorpore alors la 82eme Airborne (12 000 hommes de l'US Army). Entièrement équipés et entrainés comme les fameux paras américains, sur l'aérodrome des Angades à Oujda, les combattants sont formés au plus près de la situation réelle sous le feu nourri des Snipers américains qui tirent à balles réelles au-dessus des paras.

Entrainement des Paras à Oujda
Para prêts à embarquer dans des Dakota C47
Para prêts à embarquer dans des Dakota C47
ParaOujda.png

Guy apprend alors à sauter depuis des avions Dakota et passe son Brevet de parachutiste.
Quelques mois plus tard, la Division est transportée par camion à Kairouan en Tunisie en traversant l'Algérie.

Débarquement en Sicile

Guy est désormais intégré au 505th Infantry Regiment, régiment d'infanterie aéroporté de l' armée américaine , l'un des quatre régiments d'infanterie de la 82nd Airborne. Le 505th vient d'arriver des Etats Unis pour préparer le débarquement de Sicile.

Le 9 juillet 1943, le 505eme régiment de la Division, sous les ordres du Colonel Gavin et le 11, le 504eme sont parachutés près de Gela dans le cadre de l'opération Husky (débarquement en Sicile)
C'est la première offensive aéroportée de l'histoire militaire des Etats-Unis. Guy et ses copains formés à Oujda sont largués au-dessus de la Sicile.

Le Débarquement de Sicile les 9 et 10 juillet 1943 est un désastre pour les parachutistes. Les armées alliées abattent par erreur vingt-trois C-47 sur 144. Un très fort vent gène la navigation et disperse les parachutistes. Les planeurs anglais (les seuls à être utilisés) transportant les parachutistes américains terminent, pour la plupart, leurs vols dans la mer et plus de 400 de leurs occupants périssent noyés. Seulement 5 % des planeurs atteignent leurs objectifs. Les enseignements de la Sicile et, plus tard, de l’Italie serviront pour le débarquement de Normandie. Les pilotes seront entraînés au vol sans visibilité, les C-47 PFF (Pathfinder) largueront des parachutistes munis des balises radioélectriques (Eureka) qui dirigeront les avions. Guy sera d'ailleurs formé ensuite pour être l'un d'eux.

Séparés en divers groupes de combats, les paras préparent le terrain avant l'opération amphibie qui doit suivre à Gela. L'Opération Husky est finalement une réussite : en 5 jours, la 82ème a parcouru près de 94 kilomètres et a fait environ 23 000 prisonniers.

La campagne de Sicile s'achève pour Guy à Trapani et il est alors affecté sur une base américaine en Sicile avec le 504eme et 505eme régiments dans l'attente de l'attaque de Montecasino qui restera pour lui un traumatisme.

Monte Cassino

L'abbaye de Montecassino après les bombardements de février 1944.

Le 1er octobre 1943, la 5ème armée des Etats-Unis conquit son principal objectif, le port de Naples. Devant les Alliés s’étendaient des centaines de kilomètres de terrain montagneux, semé de fortifications. La reddition italienne était intervenue le 3 septembre, le jour du débarquement dans la botte, mais HITLER, qui doutait de la détermination de l’Italie, venait de poster des troupes allemandes parfaitement entraînées. De plus, le temps se dégrada rapidement, des pluies diluviennes transformèrent les routes de terre battue en marécages qui se couvrirent de plaques de verglas dès que la température eut chuté. Les rivières débordèrent en inondant les campements. Les Allemands multipliaient les escarmouches et des guetteurs postés sur les sommets dirigeaient les tirs d’artillerie. Le 1er décembre, la 5ème armée, pénétra dans la vallée du Liri, où des combats violents eurent lieu sur les pics enneigés. Ce n’est que 45 jours plus tard que les troupes, clairsemées à la suite de nombreuses pertes humaines, arrivèrent aux abords du Monte Cassino, où passait la ligne Gustav, la principale série de fortifications allemandes au sud de Rome.

EISENHOWER avait donné l’ordre de ne pas bombarder les sites historiques remarquables. Cet ordre s’appliquait au Monte Cassino, où se dressait l’un des plus beaux édifices chrétiens du haut Moyen Âge. Pendant un mois, le commandement allié tergiversa, tandis que les Guy ses camarades croupissaient dans la vallée en pataugeant dans la gadoue. La presse occidentale, prenant les combattants en pitié, publia les listes croissantes de morts et de blessés.

Le 15 février 1944, la position stratégique de l'abbaye de Montecassino sur une colline dominant la route allant de Rome à Naples, vaut au Monastère d'être le théâtre d'une bataille meurtrière. Le bombardement a commencé le matin du 15 février et 142 bombardiers lourds et 114 bombardiers moyens ont rasé l'abbaye. Au cours de cela, de nombreux civils ont été tués qui avaient cherché refuge à l'intérieur du bâtiment, tandis qu'à l'extérieur, plusieurs soldats allemands et même une quarantaine de soldats de la division indienne ont été tués par des bombes.

Les décombres après le bombardement, ont été immédiatement occupés par les Allemands et leur avaient offert un abri précieux, ce qui leur a permis de maintenir cette position pendant longtemps. À partir de là, ils pouvaient viser les troupes alliées, infligeant de lourdes pertes à quiconque tentait de franchir la ligne. Les Alliés ne s’emparèrent finalement du Mont Cassino que trois mois plus tard, perdant encore 54 000 hommes.

Débarquement en Normandie

En avril ou mai 1944, il est envoyé en Angleterre et quelques semaines plus tard il participe au Débarquement de Normandie en sautant dans la nuit du 6 au 7 juin sur le secteur de St Mère l'église (à Belleville, 50260 Breuville). Les éclaireurs (Pathfinders) des 82e et 101e Divisions Aéroportées, équipés de balises radio et de moyens de communication, étaient partis de RAF North Witham le soir du 5 juin 1944, pour baliser les zones sur lesquelles devaient sauter le gros des troupes La 82nd Airborne Division doit conquérir différents objectifs dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 dans le cadre de l'Opération Neptune rattachée à l'Opération Overlord.

Ainsi, aux premières heures du 6 juin 1944, les parachutistes de la 82ème Airborne sautent sur la Normandie : ils sont chargés de capturer différents objectifs à l'Ouest de la zone d'invasion amphibie Alliée, comme la ville de Sainte-Mère-Eglise ou le pont de la Fière. Les parachutages, tout comme pour la 101ème Division Aéroportée, sont peu précis et souvent, les soldats américains atterrissent à de nombreux kilomètres de leur objectif. Dans la matinée du 6 juin, les troupes parachutées effectuent la jonction avec les troupes débarquées à Utah Beach de la 4th Infantry Division. Le 9 juin 1944, dans le secteur de la Fière, les soldats de la 82ème et notamment les hommes du 325ème GIR ont défendu férocement le pont que des chars allemands voulaient à nouveau contrôler. Ainsi la 82ème Division Aéroportée a combattu pendant 33 jours en Normandie, jusqu'au début juillet 1944 et a reçu pour ses actions de bravoure la Presidential Unit Citation.

Après 3 semaines de combats il rentre en Angleterre en Juillet 44.

Le repos du guerrier

Guy est ensuite rapatrié à Rome (Juillet, Août, Septembre 1944), il ne reste que 6 000 hommes sur ses 12 000 camarades.
Les trois mois à Rome sont consacrés par les Américains à les remettre en forme à Castel Gandolfo (Résidence d'été du Pape).

Guy est ensuite envoyé à Valence (camp de Chabreuil) http://museedelaresistanceenligne.org/media884-AA.


La Campagne des Vosges

En Octobre 1944, Guy part pour le front de l'Est à Vesoul au sein de la 101eme Airborne (il est éclaireur chargé du radio guidage) Mortabelforce.
La « Guerre des Vosges » est extrêmement dure: les Américains et les Français, d'abord à court de carburant, n'avancent que lentement face à une défense allemande qui s'est renforcée.
La contre-attaque allemande dans les Ardennes (Noël 1944) surprend totalement les Américains mais s'essouffle au bout d'une dizaine de jours et contribue toutefois à retarder le passage du Rhin jusqu'à fin mars 1945

Le 28 avril 1945 la reconquête s'arrête pour Guy à Stuttgart au moment de l'Armistice.
La jonction avec les Russes a lieu à Stuttgart: "Premier jour: échanges, deuxième jour : bagarre, troisième jour : mitraillage".

La Guerre d'achéve

En juin 1945, il rejoint la base américaine d'Avord au sein de ce qui deviendra la 25e division aéroportée.

Guy part alors pour le Japon en bateau puis en avion mais finalement le Japon se rend le 2 Septembre 1945 avant son arrivée sur place et son voyage s'achève à Hong-kong.


Marie et vie de Famille

En 1945, il est alors affecté à Pau, puis à la citadelle de Bayonne. Il devient Moniteur parachutiste à l'école de parachutiste de Pau.

À Châteauneuf-sur-Cher, en février 1946, lors d'une permission à Corqueux, il rencontre Jeannine et Bernard est conçu.

Guy se marie le dimanche 16 juin 1946 à Châteauneuf-Sur-Cher avec Jeanine RADUGET (1922-1969), la fille légitime de Marcel Pierre RADUGET et de Marcelline Grand Mamie GARSAULT.
Le couple aura cinq enfants : - Bernard Maurice né en 1946. - Annie Bernadette née en 1948. - Philippe Yves, Marcel né en 1951. - Jocelyne Françoise née en 1953. - Catherine Jeannine, Marceline née en 1955.

Le mariage a lieu contre l'avis de Sylvain et c'est alors la rupture entre Guy et son père (ils resteront fâchés jusqu'à la mort de Sylvain).

Retour à Pau avec Jeannine jusqu'à l'accouchement qui aura lieu à Corqueux.
Le 10 novembre 1946 naît son fils Bernard. Guy est âgé de 23 ans

Bernard réchappe alors de peu à une pneumonie.
La tradition familiale veut qu'il fût sauvé par un rebouteux (anecdote de « oing de porc » alors que le certificat de décès était prêt).

La famille est de retour Pau jusqu'en novembre 1947 puis rentre à Chateauneuf.

Le 9 janvier 1948 naît sa fille Annie. Guy est âgé de 24 ans. En 1950, tout en vivant à Châteauneuf sur Cher, il entre à la SNCF à Bourges d'abord en vivant à Corqueux puis de 1951 à 1955 28, Boulevard de la Liberté à Bourges avant de construire la maison des Castors, rue des Castors à Bourges.

De 1955 à 1977, il habite à Bourges (18033) - Les Castors.
Le 28 décembre 1951 naît son fils Philippe. Guy est âgé de 28 ans.
Le 17 mars 1953 naît sa fille Jocelyne. Guy est âgé de 29 ans.
Le 11 juillet 1955 naît sa fille Catherine. Guy est âgé de 32 ans.

Guy partait très souvent loin de la maison, soit pour des "missions" (probablement du Service d'Action Civique) mais aussi pour des "sorties" entre amis. Après le décès de Jeannine, Guy vit avec ses filles aux Castors.

Son père Sylvain meurt le 30 octobre 1968, Guy est âgé de 45 ans.

Le 10 novembre 1969 son épouse Jeanine décède des suites d'un Cancer du col de l'utérus, Guy est âgé de 46 ans.


Retraite

Il part trés tôt en retraite, il reste trés actif et travail avec son fils Philippe quelques années.

Vers 1970, Guy achète une maison à Lunezay (Ineuil) qui devient la maison de famille.
De 1977 à 1980, partage sa vie entre Lunezay et la Résidence Maziere à Bourges où il cohabite avev sa fille Jocelyne.

Il partage ensuite la vie d'Eliane, la belle-mère de son fils Philippe et finit tranquillement et heureux sa vie à Lunezay.


<ref>E. Miller, The Sun, (New York: Academic Press, 2005), 23–25.</ref>

Mort

Guy VERGLAS décéde le vendredi 14 décembre 2007 des suites d'une affection pulmonaire, à l'âge de 84 ans, à Bourges.
Il est inhumé le 19 décembre 2007 à Châteauneuf-Sur-Cher.


Notes et références

<references />


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